Littérature générale

0264APR-CB-DT-1DC

Paru le:  15-05-2026

Editeur:  Les éditions Ovadia

Isbn:  978-2-37872-081-0

Ean:  9782378720810

Prix:  20 €

Caractéristiques: 
180 pages

Genre:  Littérature

Thème:  Litterature

Thèmes associés: 

0264APR-CB-DT-4DC

Dernier twist à Fouka Marine

Elle a
Dans ses yeux noirs
Toute une histoire
Qui n’est pas son histoire

Christian-BELINGARD-NB

Né en 1955, diplômé de l’Université Michel de Montaigne à Bordeaux (section journalisme), il est originaire de Saint-Yrieix en Limousin. Ancien journaliste au sein du réseau France Télévisions, il est l’auteur de nombreux romans biographiques et historiques. Sa trilogie sur la Résistance (Les Acacias Blancs de Gelsa, Carmen & Emilio, Bella Ciao) a reçu le prix Périgord-Limousin en 2021. Il a publié par la suite ; Rosa ou les fantômes du passé (2022) Soleil Rouge sur Berlin (2024), et Libres dans leur tête (2024), suivi d’un roman pacifiste et initiatique La petite cycliste du Fleuve Rouge (2025) aux éditions Au pays rêvé. Avec Dernier twist à Fouka Marine, il apporte une suite à cette histoire captivante.

Après avoir passé deux années à Hanoï pendant la guerre d’Indochine, la jeune Colette va connaitre en Algérie de nouvelles aventures encore plus trépidantes que celles qu’elle avait vécues sur les rives du Fleuve Rouge. Tout en préparant son bac à Blida, une ville moyenne située à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Alger, elle vit toutes ses vacances scolaires dans un petit village côtier, Fouka Marine, où elle côtoie une bande joyeuse et insouciante de jeunes français de son âge appartenant à la communauté pied-noir des environs. Les attentats sont quotidiens, la violence est partout. Pourtant Colette va vivre ses vingt ans avec une rare intensité, en profitant malgré tout des distractions que lui procure ce lieu de villégiature paradisiaque. Entre les soirées endiablées dans une boite de nuit improvisée « la Falaise », où elle apprend à danser le twist, la pratique du parachutisme, la plongée sous-marine et les bains de minuit, Colette ne s’ennuie jamais. Elle flirte avec les beaux garçons, et rencontre un jeune homme qui fait partie de la communauté algérienne, Tahar. Ensemble, ils ont l’occasion de saluer la mémoire d’Albert Camus, mort dans un tragique accident de la route, près de Paris, quelques mois plus tôt. Et de s’interroger sur une guerre devenue inutile et fratricide…

En 1954, la décolonisation est en marche en Afrique du Nord au sein de feu l’empire colonial français. Après la fin de la guerre d’Indochine marquée par une capitulation humiliante, c’est une autre guerre terrible et dévastatrice qui ébranle l’Algérie. Cette terre, chère à l’écrivain Albert Camus né sur la côte orientale de l’Algérie, à proximité de Bône, prix Nobel de littérature, est décrite dans le Larousse en six volumes du XXe siècle (1928-1933) comme « la contrée de l’Afrique septentrionale la plus importante des possessions françaises. » La colonisation par la France de cet immense territoire remonte à 1830. C’est une longue histoire née dans la douleur, avec le maréchal Bugeaud et sa légendaire « casquette » en icône coloniale, notoirement marquée par le soulèvement de Sétif en 1945 qui coutera la vie déjà à une centaine d’européens et à de très nombreuses victimes dans la population autochtone. La répression menée par le général Duval est en effet extrêmement dure : entre 15 000 et 45 000 morts dans la communauté algérienne, selon les sources qui évidement divergent grandement.